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Voitures-radars : Des civils au volant, le début des tests en France !

Les voitures-radars seront conduites par des civils travaillant pour des sociétés privés

Les premières voitures-radars conduites par des civils vont commencer leurs tests dans les prochains jours. Le magazine Auto Plus révèle que les premiers essais débuteront en Normandie avant un déploiement progressif dans toute la France.

La mesure qui avait été annoncée par Manuel Valls en octobre dernier a été confirmée par le nouveau ministre de l’intérieur Bruno Le Roux : Les radars embarqués seront désormais gérés par des organismes privés !

 

Qu’est ce qui va changer ?

Vous est-il déjà arrivé de croiser sur nos routes des voitures-radars ? Ces véhicules banalisés avec à leur bord deux représentants des forces de l’ordre en train d’effectuer des contrôles de vitesse ? Ce ne sera désormais plus le cas et c’est une grande première en France. Ce ne seront plus des gendarmes ou policiers qui conduiront les voitures embarquant un radar, mais des civils employés par une société privée.

Ces radars mobiles nouvelles génération équipés d’un radar infrarouge qui ont la particularité de ne pas flasher seront donc de plus en plus difficile à repérer.

Grâce à cette sous-traitance, le ministre de l’Intérieur souhaite intensifier les contrôles de vitesse. Il espère ainsi changer le comportement des automobilistes, puisque les risques de contrôles seront beaucoup plus importants.

 

Comment ça marche ?

Le conducteur parcourra un itinéraire déterminé à l’avance et programmé sur GPS.

Les voitures-radars seront équipées d’une caméra embarquée capable de lire les panneaux de signalisation. Ainsi pour éviter les erreurs, si la limitation de vitesse affichée ne correspond pas avec la limitation programmée par le GPS, le radar sera automatiquement désactivé.

Les infractions constatées seront ensuite envoyées au Centre national de traitement automatisé des infractions, à Rennes. Où un officier de police judiciaire analysera le cliché et sera en charge de dresser le procès verbal.

 

Objectifs du gouvernement, que peut-on craindre ?

Une augmentation des contrôles de vitesse ?

L’objectif de cette mesure est bien entendu de maximiser l’utilisation des voitures-radars. Actuellement environ 400 véhicules sont déjà équipés de ces radars mobiles nouvelles générations, mais ils restent cependant sous-utilisés.

Un contrôle nécessitait jusqu’alors la présence de deux policiers ou gendarmes. Mais en confiant la conduite à des sociétés privées, le gouvernement espère faire rouler chacune de ces voitures 8 heure par jour contre un peu plus de 1 heure par jour actuellement.

« Il est inutile de monopoliser les forces de l’ordre qui sont en diminution pour la sécurité routière actuellement […] il vaut mieux les affecter à des contrôles d’alcoolémie ou à des contrôles de non-respect des stops ou des lignes continues. » précise Chantal Perrichon de la Ligue contre la violence routière.

Une course à la rentabilité ?

Alors que l’association 40 Millions d’automobilistes s’insurge : « les radars embarqués ne peuvent être gérés par des organismes privés dont le seul objectif serait la réalisation de bénéfices et non la sécurité routière », craignant que ces voitures-radars favorise les zones les plus rentables où le risque d’excès de vitesse serait le plus élevé.

Emmanuel Barbe se veut rassurant, en précisant que ni les conducteurs, ni les sociétés ne seront payés au nombre de PV.

« Si je vous disais que vous devez me rapporter tant par voiture, alors oui, la critique serait recevable. Mais ça ne marchera pas comme ça». Les sociétés privés seront encadrées, les itinéraires et les horaires seront définis au préalable par les forces de l’ordre locales.

 

Si les premiers tests s’avèrent concluant, le déploiement de nouvelles voitures-radars gérées par ces organismes privés se mettra en place de manière progressive jusqu’en 2018, et ce dans toute la France.